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Que valent les normales climatiques ?

Un hiver plus long que la moyenne, des températures en dessous des normales de saison, des chutes de neige tardives… Les normales

Un hiver plus long que la moyenne, des températures en dessous des normales de saison, des chutes de neige tardives… Les normales climatiques sont-elles vraiment un critère de comparaison fiable, voire même un critère de « normalité » ? C’est la question posée par de nombreux internautes sur la communauté de La Chaîne Météo et notre page Facebook ces dernières semaines.



En météorologie et en climatologie, les experts ont pour habitude de référer à la fameuse «normale climatique». Celle-ci est en effet utilisée très régulièrement et peut-être un peu trop….A quoi correspond vraiment cette fameuse normale ? Il s’agit d’une moyenne calculée pour un lieu donné sur une période de 30 ans pour un paramètre météo. Cette période de 30 ans permet d’avoir un échantillon de données suffisamment important pour établir un climat de référence du lieu étudié. Actuellement, la période de 30 ans de référence est celle qui s’étend de 1981 à 2010. Par exemple, à Paris, la normale climatique correspondant au cumul annuel de précipitations s’établit à 637 millimètres.

Normales et moyennes, quelle différence ?




Une normale est donc différente d’une moyenne qui peut être calculée sur n’importe quelle période de temps. La moyenne du cumul annuel de précipitations à Paris entre 2006 et 2010 est de 620 millimètres. Le cumul annuel de précipitations au cours de cette période de 5 ans a donc été légèrement inférieure à la normale.

Ainsi, si une normale sert de référence, on observe des variations plus ou moins importantes de part et d’autre de cette normale. Prenons l’exemple des températures : force est de constater qu’elles se trouvent souvent au-dessus ou au-dessous de la normale et donc peu souvent au niveau de cette valeur de référence. En effet, la France subit à intervalle régulier des descentes d’air froid et des remontées d’air chaud et se trouve peu fréquemment dans une situation intermédiaire. Notre climat correspond donc plus à une alternance de périodes chaudes et de périodes froides qu’à une normale climatique en elle-même. La situation n’est pour autant pas «anormale» : si la moyenne de la taille des femmes en France est d’1m68, celles qui mesurent 1m72 ne sont pas anormales pour autant. Une femme mesurant 2m05 sera par contre qualifiée d’exceptionnellement grande.
La question des valeurs extrêmes


La climatologie s’intéresse aussi aux valeurs extrêmes et aux périodes de retour des paramètres météorologiques. A Paris, l’année la plus humide sur la période de référence 1981-2010 est l’année 2000 avec 901 millimètres. Ainsi, on peut considérer que la période de retour d’une précipitation annuelle de 900 millimètres à Paris est de 30 ans.


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