Actualités Météo

Climatologie de juin : un contraste ouest-est

par

Après un printemps perturbé, l'été météorologique a parfois eu du mal à se mettre en place. La

Après un printemps perturbé, l'été météorologique a parfois eu du mal à se mettre en place. La plupart d'entre vous ont eu un ressenti assez maussade de ce mois de juin. Trop pluvieux, trop frais, trop gris... Contrairement au printemps vraiment maussade, le bilan climatologique de ce mois fait apparaître des conditions météo plutôt en adéquation avec la saison. Cela cache tout de même d'importantes disparités.

Les statistiques météo de juin sont formelles, il a été des plus normaux en rapport à notre période de référence 1981-2010. Le bilan thermique est de -0,7°C, on a également observé un déficit de pluie de l'ordre de 3%, et d'ensoleillement à hauteur de 6%. Ces paramètres sont négligeables (hormis une grande fraîcheur dans l'ouest qui pèse sur les températures), il est d'ailleurs assez rare de voir un mois cadrer à ce point dans les moyennes. Comme expliquer alors l'impression dégradée ?

D'une part, le printemps très perturbé (le pire depuis 1987) a provoqué une certaine impatience, et fait oublier que juin est traditionnellement un mois de contrastes. Il alterne les premières bouffées tropicales et les dernières perturbations zonales. C'est exactement ce qui s'est passé ce mois-ci. Chaleur et orages se sont imposés jusqu'en milieu de mois puis ont été suivis d'une période plus fraîche.

Un autre paramètre est que tous les mois de juin avaient été excédentaires ces dix dernières années, parfois de façon extrême (+4,7°C en 2003, un record, +2,9°C en 2005). Nous avions donc tout simplement pris pour "normal" un temps chaud et sec à cette époque de l'année, ce qui ne l'est pas.

Un temps bien meilleur dans l'est

Le contraste est également marqué à l'échelle du pays. La façade atlantique a été concernée par de nombreuses gouttes froides. Le temps s'y est donc montré plus frais et plus perturbé (déficit de 1,9°C à Bordeaux, excédent de pluie de 166% à Biarritz, ensoleillement en berne sur toute la façade atlantique). Sur ces régions, on peut effectivement parler d'un mois de juin maussade.

A contrario, le soleil n'a pratiquement pas quitté les rivages méditerranéens, avec plus de 300 heures de soleil de Montpellier à la côte d'Azur et à la Corse. Les régions de l'est ont connu pour leur part un mois plutôt chaud. L'excédent atteint 0,5°C à Strasbourg, et des records journaliers ont été battus à Mulhouse ou Grenoble. Entre ces deux zones, le bassin parisien a connu temps plutôt de saison, légèrement plus frais et plus arrosé que la normale, mais sans rien de remarquable.

Des intempéries parfois marquées


Ce mois a également été marqué par les graves inondations au pied des Pyrénées, issues d'une goutte froide qui a stagné pendant près de trois jours. Les cumuls de pluie ont approché les 300 mm dans le secteur de Gavarnie, provoquant une crue centennale.

D'autre part, de violents orages ont touché les régions centrales, le bassin parisien, la Bourgogne et le nord-est du pays. Ils ont été accompagnés de grêle parfois dévastatrice, et même d'une tornade en Côte d'Or le 19 juin, classée en catégorie EF3.

Pour retrouver les prévisions météo pour votre ville, composez sur votre téléphone le 3201*

À lire aussi