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Les sables du Sahara atténuent les cyclones

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Alors que la saison cyclonique est bien entamée dans l'Atlantique nord (elle s'étend du 1er juin au 30 novembre), l'activité

Alors que la saison cyclonique est bien entamée dans l'Atlantique nord (elle s'étend du 1er juin au 30 novembre), l'activité reste plutôt faible avec des phénomènes tropicaux peu nombreux et vite désamorcés, à l'image de la récente tempête tropicale Dorian qui s'est disloquée au nord de l'arc antillais. L'une des explications à ce phénomène pourrait être - entre autre - l'influence des sables du Sahara qui se propagent au-dessus de l'océan Atlantique, poussés par des alizés plus forts que de coutûme à cette époque de l'année.


L'activité cyclonique varie énormément suivant les années. La formation des cyclones tropicaux dépend essentiellement du vent, de la température de surface et de l'humidité. Ils prennent souvent naissance près du Sahara, principale source de poussières. Or ces poussières sont associées à de l'air sec et chaud avec de forts cisaillements de vents (présence du Jet d'Est Africain) et réduisent la température de surface (par absorption du rayonnement solaire), facteurs inhibiteurs pour le développement des cyclones (Dunion et al., 2004). Ainsi, on montre qu'a échelle interannuelle, l'activité cyclonique est anticorélée avec la présence de poussières sur l'Atlantique Nord (Evan et al., 2006).

De la même manière, les années El Nino sont associées à une baisse du nombre de cyclones tropicaux. Une année El Nino très poussiéreuse entraîne donc très peu de Cyclones tropicaux (Kyu-Myong Kim et al., 2008).


Un effet mais plusieurs conséquences possibles...

Par ailleurs, les poussières peuvent agir comme noyaux de condensation (formant les nuages et la pluie). Ceci peut renforcer les jeunes cyclones (élément à la base de sa formation) mais affaiblir les vieux (Sun et al., 2008). En effet, les particules peuvent induire un rétrécissement de l’œil (par refroidissement due à l'évaporation) ce qui accélère la circulation cyclonique (Rosenfeld et al., 2007) mais aussi une augmentation des pluies chaudes, affaiblissant le cyclone (Zhang et al., 2009).

La prévision saisonnière d'anomalie de circulation atmosphérique entre 1500 m et 4500 m d'altitude en zone intertropicale est donc un paramètre à prendre en compte dans la prévision d'activité cyclonique sur les différents bassins, en particulier l'Atlantique Nord, directement sous l'influence du Sahara.


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