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Le GIEC expliqué à ceux qui n’y comprennent rien

Impossible de parler du changement climatique sans évoquer le GIEC. Le 27 septembre dernier, un nouveau rapport sur l’évolution

Impossible de parler du changement climatique sans évoquer le GIEC. Le 27 septembre dernier, un nouveau rapport sur l’évolution du climat a été rendu public lors d’une conférence internationale à Stockholm. Pas facile de comprendre le débat sur le GIEC pour les néophytes à en juger par les réactions de nos internautes sur notre communauté et notre page Facebook. La Chaîne Météo vous explique tout.


Qu’est-ce que le «GIEC » ?
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Il s’agit du Groupe International d’Experts sur le Climat, ou IPCC en anglais pour « Intergovernmental Panel on Climate Change ». Il s’agit donc d’un groupe international de scientifiques provenant d’environ 130 pays, œuvrant sous l’égide de l’ONU (Organisation des Nations Unies). Au total, le GIEC regroupe près de 2500 experts scientifiques, rédacteurs et relecteurs, issus de laboratoires de Recherche et d’universités, parmi lesquels seulement une dizaine de permanents. Ils travaillent sous l’égide d’un Président (actuellement l’économiste Indien Rajendra Pachauri) et de 3 vice-présidents, et effectuent la synthèse des publications et connaissances mondiales sur les trois thèmes suivants : les éléments scientifiques de l’évolution du climat – l’impact, la vulnérabilité et l’adaptation face au changement climatique - les mesures d’atténuation et les préconisations. Il ne s’agit donc pas d’un organisme de recherche, mais d’un lieu d’expertise visant à synthétiser et à évaluer, sans parti pris, les travaux menés dans les laboratoires du monde entier et publiés dans des revues scientifiques.



Les missions du GIEC
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Le GIEC a été créé en 1988 par deux institutions des Nations Unies : l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement). Le budget annuel de fonctionnement du GIEC est d’environ 5 millions d’euros, la France contribuant à hauteur de 200 000 euros. La principale mission du GIEC est d’élaborer à intervalle régulier un état des lieux des connaissances sur le changement climatique et de remettre un rapport pour les décideurs (en particulier les Gouvernants). Jusqu’à présent, les rapports ont été présentés en 1990, 1995, 2001, 2007 puis, actuellement, 2013/2014. A noter que les décideurs n’interviennent pas dans le processus d’expertise. Le premier volet du 5ème Rapport a donc été rendu public le 27 septembre dernier à Stockholm ; selon le calendrier du GIEC, le 2ème volet sera présenté en mars 2014, le 3ème en avril, puis une synthèse sera finalisée en octobre 2014.
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Les dernières conclusions du GIEC


Le premier volet du rapport 27 septembre renforce la conviction selon laquelle les activités humaines seraient responsables à 95% du réchauffement climatique : la température planétaire devrait poursuivre sa hausse entre +0,3° et +4,8°C d’ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre (en particulier le CO2) ne sont pas drastiquement limitées. L’élévation du niveau des mers devrait se poursuivre entre 26 et 82 cm supplémentaires par rapport à maintenant.



Des travaux controversés


Malgré un travail qui se veut impartial, il est parfois reproché aux membres du GIEC d’exagérer le rôle des activités humaines dans le réchauffement climatique au détriment des paramètres naturels (variabilité du climat, impact du cycle solaire ou des volcans…) et de montrer d’un doigt accusateur les pays pollueurs. Les débats qui s’ensuivent sont souvent houleux, divisant l’opinion publique et les chercheurs entre « les réchauffistes » (qui sont ardemment convaincus du rôle crucial des activités humaines dans le réchauffement) et les « climato-sceptiques » (qui pensent plutôt que le climat s’autorégule et subit davantage les influences extérieures, tels que les cycles solaires).


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