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La baisse de la lumière a une influence sur notre moral

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C’est en novembre que les effets de la dépression saisonnière commencent à se faire sentir chez certaines personnes, de manière plus ou moins forte selon les individus. Comment expliquer la fatigue et le changement d’humeur à l’automne ?

Quand les jours raccourcissent, nous sommes moins actifs, plus fatigués et le moral est parfois en baisse. La faiblesse de la luminosité y est pour beaucoup. En cause : le manque de stimulation lumineuse au niveau de la rétine, ce «film photographique» du fond de l’œil qui relaie des signaux au cerveau. Dès septembre et surtout octobre, les jours raccourcissent, le ciel se couvre et les heures d'ensoleillement se font plus rares. Ce changement de saison s'accompagne généralement d’une sensation de fatigue et d’un moral en baisse. A l’automne, on considère que 6 à 7% de la population est concernée, surtout dans les régions de l'Est et du Nord de la France. Cette dépression saisonnière due à la plus faible luminosité s’explique par un impact direct sur notre cerveau : celui-ci crée davantage de mélatonine, l’hormone du sommeil, et beaucoup moins de sérotonine, celle du bonheur.

Remédier au blues saisonnier : des sorties et de la vitamine D

Les médecins conseillent de laisser entrer un maximum la lumière extérieure chez soi et de sortir au moins une heure par jour. L'exercice physique est tout aussi important pour le bien-être mental : n'hésitez donc pas à faire un peu de sport pendant cette période, ou au moins, une bonne marche plusieurs fois par semaine.  Si vous quittez  votre travail trop tard pour vous permettre de sortir le soir, utilisez votre pause-déjeuner pour bénéficier de la lumière en extérieur.

Si besoin, renforcez votre alimentation en magnésium et en oméga-3.  Les pays anglo-saxons, comme les îles britanniques, ont également davantage recours que les français aux cures de vitamine D : chez les enfants anglais et irlandais, une cure de vitamine D est systématiquement prescrite par les médecins chaque automne. Nos modes de vie sont en effet tournés vers une journée passée à 98% à l’intérieur, générant un manque très important en vitamine D chez la quasi-totalité de la population. Pour rappel, un manque de vitamine D favorise les états de stress, d'anxiété ou de dépression. Les scientifiques pensent que la vitamine D protège les neurones qui synthétisent la dopamine et la sérotonine, deux neurotransmetteurs indispensables au bon fonctionnement du cerveau (source : topsante.com).  Les individus les plus atteints par la dépression saisonnière peuvent aussi avoir recours à la luminothérapie grâce à des lampes spécifiques, très utilisées dans les pays nordiques : ce type de traitement s'avère efficace pour 60 à 70% des personnes souffrant du trouble affectif saisonnier (source : passeportsante.net).

Cependant, la baisse de luminosité n’explique pas tout : l’autre facteur déclenchant du blues automnal est le stress. Le retour aux obligations professionnelles et scolaires est porteur de stress, ce qui nous fait produire des toxines en pagaille qui nous fragilisent un peu plus.

Novembre : un mois sombre, froid, et avec des brouillards

En novembre,  en dehors de la baisse marquée de la durée du jour (accentuée par le changement d’heure), un autre facteur météo impacte notre bien-être : la baisse de la température.  Le soleil est bas sur l'horizon et ne réchauffe plus la terre. L'humidité se trouve piégée au niveau du sol et la fréquence des brouillards augmente, notamment dans les plaines et les vallées. La plaine d'Alsace et le val de Saône peuvent se trouver plongés dans le brouillard givrants plusieurs journées d'affilée avec une température proche de 0°C. La lumière manque et altère le moral, tandis que le froid et l'humidité impactent directement notre ressenti face à la météo et donc notre bien-être quotidien.

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